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studio magazine (janvier 2008) |
Dans un village malais, une petite fille, dont les parents sont critiqués pour leur comportement trop moderne, se lie d’amitié avec un garçon. Voici un film à destination du jeune public qui va aussi intéresser les plus grands. La Malaisienne Yasmin Ahmad signe en effet une œuvre bien plus riche qu’il n’y paraît. Car si elle brosse le portrait romantique d’un premier amour naissant, elle l’inscrit dans le contexte de son pays. Et pointe, avec subtilité, l’opposition entre modernité et tradition, dont le non-respect vaut aux parents de l’héroïne un rejet entre mépris et jalousie. Elle évite le piège du beau film carte postale au profit d’une balade sur la carte du Tendre jamais mièvre et surprenante jusque dans son dénouement. Un délice. |
pariscope |
Grand bol de fraîcheur avec ce film, qui met en scène une fillette et une famille atypiques. Orked, que les jeux de filles (la cérémonie du mariage par exemple) rebutent, préfère de beaucoup jouer au ballon avec les garçons, ce qui lui vaut quelques moqueries. Tout comme ses parents suscitent commentaires et railleries des voisins : on fait de la musique avec les copains, on change de canapé tous les quatre matins parce qu’on a oublié de payer la traite, maman parle anglais pour signifier qu’elle a vécu en Angleterre, papa est incapable de punir sa fille. Une famille non-conformiste, aimante, charmante, au sein de laquelle la fillette grandit sans conformisme. Sa rencontre avec Muksin lui fait découvrir un sentiment différent. Chronique adolescente, familiale et sociale : le film mêle ces thèmes avec légèreté, un brin de mélancolie et beaucoup de tendresse. |
ciné live |
Et si vous alliez, non pas dans un multiplex, mais dans une salle d’art et essai ? Prenez-y un ticket pour Muksin, petit miracle sensible et drôle importé de Malaisie. Le récit tourne autour de la boudeuse Orked, qui vit avec des parents trop décontractés selon les voisins offusqués. Subtile lorsqu’elle pointe l’opposition entre respect des traditions et modernité, cette chronique l’est tout autant quand elle se resserre sur la naissance d’une amitié. Les idées cocasses jalonnent ce film inventif et surprenant jusque dans son non-happy end. |
rouge |
Orked n’a jamais oublié ces vacances où Muksin est venu en visite dans le village de sa tante : elle avait 10 ans et, lui, 12. Histoire d’un premier amour, ce très joli film malais émeut par son intelligence et sa poésie simple et directe. C’est une chronique riche en détails drôles, légers ou graves, montrant une société où l’ancien et le moderne se côtoient, s’opposent. La famille d’Orked a abandonné les codes de la tradition (polygamie, châtiment corporel de l’enfant, interdits sexuels) et vit dans un joli bonheur, construit par l’harmonie et la complicité entre sexes et générations. A l’aube de l’adolescence, l’amour éphémère de et pour Muksin touche le cœur d’Orked au plus profond. Le film est, par ailleurs, très sensible au statut et au sort fait à la femme, dans une société où religion et patriarcat dominent encore. La réalisatrice a dédié son film à ses parents. Petit conseil : ne quittez pas la salle avant le générique de fin, qui nous les montre en présence de toute l’équipe du film dans une très chaleureuse séquence. |
le nouvel obs télé |
En Malaisie, où les traditions et la religion régissent la vie collective, la famille d’Orked fait tâche. Un trio constitué du père, débonnaire et insouciant, de la mère, méprisée par les voisines car elle parle anglais et d’Orked, adolescente élevée dans un esprit de liberté et d’indépendance. Une chronique des jours pas toujours insouciants et de l’amour naissant, où la réalisatrice dresse le portrait joyeux, bigarré, faussement pittoresque et souvent mélancolique de son pays et de ses paradoxes. Une réussite. |
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tél: (33) 1 47 00 16 50 |
les films du préau |
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